Chaque programme chiffré publié par un candidat sera audité ici. Pas d'indignation, pas de commentaire : le programme est traduit en leviers chiffrés, chargé dans le moteur de simulation ouvert, et simulé sous des hypothèses communes et publiques — la France telle qu'elle sera réellement héritée au soir de l'élection, les mêmes multiplicateurs et les mêmes règles pour tous. Ces hypothèses sont fixées par l'auteur, affichées en clair et modifiables : ce n'est pas un label d'indépendance.
La page du crash-test juge des mesures isolées ; ici, ce sont les programmes complets qui passent au banc d'essai — à mesure que les candidats publient des chiffres, et avec leurs sources.
Pour confronter les positions publiques au-delà des seuls chiffrages, ouvrez le comparateur thématique des projets : il affiche les sources, les dates et les informations encore manquantes, sans produire de score politique.
Le point de départ de tout audit : la trajectoire tendancielle des comptes publics, sans aucune réforme d'ampleur d'ici l'élection. C'est la situation que n'importe quel président élu trouvera sur son bureau.
| Indicateur (tendanciel, école consensus) | Valeur |
|---|---|
| Déficit public | ≈ −5,4 % du PIB en 2026, −6,4 % en 2027 sans mesures de redressement (valeur déduite : le Gouvernement annonce une dégradation « de 1 point de PIB ») |
| Dette publique fin 2026 | ≈ 119,3 % du PIB (~3 640 Mds€) |
| Charge d'intérêts | 79 Mds€ en 2026 → 91 Mds€ en 2027 |
| Dette 2037 si rien ne change | ≈ 154 % du PIB (153,6 %) |
Calculé par le moteur ouvert (scénario « Tendanciel », école consensus FMI) à partir des comptes publics réels de départ — données et code en accès libre.
Ce chiffre n'est pas une prévision. Il repose sur l'hypothèse centrale retenue par le site, sans crise ni embellie : croissance de 0,5 % en 2026, de 1,0 % en 2027 puis de 1,1 % par an ; inflation de 1,8 % et taux d'emprunt de l'État à dix ans de 3,85 % à partir de 2027. Il est très sensible à la croissance : avec 0,6 % par an au lieu de 1,1 % à partir de 2028, la dette de 2037 atteindrait environ 177 % du PIB ; avec 1,6 %, environ 131 %. « Si rien ne change » veut dire : sans les mesures de redressement du budget 2027, qui ne sont pas encore votées. Le scénario part des décisions budgétaires déjà prises et des prévisions officielles publiées avec le projet de loi de finances pour 2027 ; il sera mis à jour une fois ce budget voté.
Candidats présentés par ordre alphabétique. Par défaut, chaque programme est chargé au chiffre d'affiche du candidat ; quand un contre-chiffrage indépendant existe, une seconde version est proposée. Dernières sources intégrées : le plan de redressement présenté par Bruno Retailleau le 12 octobre 2026, la réforme des retraites d'Édouard Philippe (29 septembre 2026), la trajectoire annoncée par David Lisnard et les montants relevés pour Raphaël Glucksmann. Verdicts recalculés le 15 octobre 2026 avec le moteur v2.3 (inchangé), recalé sur le projet de loi de finances pour 2027 — intègre aussi le débat des sept présidentiables à la REF/Medef du 27 août 2026.
Cadrage budgétaire publié le 02/07/2026 : 120 à 150 Mds€ d'économies sur dix ans (deux tiers sur les dépenses sociales, dont −100 000 postes de fonctionnaires = 7 Mds/an), année blanche 2028, aucune hausse d'impôt, objectif zéro déficit en 2037, avec un point de passage sous 3 % de déficit avant la fin du premier quinquennat. Pas encore de programme consolidé mesure par mesure. Précision au débat REF (27/08) : plan salaires « +200 € nets jusqu'à 2,5 SMIC » financé par TVA sociale, via la part salariale des cotisations vieillesse (50-60 Mds en jeu, non intégré ici faute de chiffrage net publié).
Programme intégral publié (162 propositions, 23 chapitres), traduit en 30 leviers budgétaires sourcés levier par levier, recalés sur l'édition consolidée du 30/07/2026 : impôts de production −84 Mds conditionnés, TVA sociale, rabot des niches (+12), 500 000 postes non renouvelés sur dix ans, réforme des retraites (−10, hypothèse à décomposer), investissements école/recherche/santé/défense. Chiffrage central = version médiane ; les chocs exogènes sont les scénarios crise et guerre du moteur.
Vainqueur dès le premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste (11 octobre 2026, 66 % des suffrages ; Olivier Faure second avec 14 %). Pas de programme national consolidé ni chiffré à ce jour ; les montants cités par ses équipes ou relevés par les comparateurs — ~15 Mds€ de recettes attendues d'une taxation des 1 % de successions les plus élevées, +10 % de salaire des enseignants (~6 Mds€), un plan d'investissement vert de 100 Mds€ sur dix ans, un fonds européen de défense de 500 Mds€ par emprunt commun (hors budget national) — ne forment pas encore une trajectoire : aucun levier n'est créé tant que le candidat ne publie pas lui-même un chiffrage. Au débat de la REF (27/08) : réserver la commande publique européenne (~2 000 Mds/an, hors budget national) aux productions européennes, durcir la fiscalité des transmissions d'entreprises au-delà de 50 M€ (réforme du pacte Dutreil, « modèle allemand »), sortir des « 70 Mds de subventions aux énergies fossiles pendant la crise énergétique » (chiffre du candidat, jugé imprécis par le fact-check : les boucliers 2021-2023 ont coûté 72-85 Mds, en large part sur l'électricité décarbonée), et baisser la CSG sur les salaires pour augmenter le net, financée en partie par la taxation des successions les plus importantes (montants non précisés). Pas encore de programme national chiffré : les quatre montants relevés ci-dessus sont simulés à titre provisoire, le reste attend la publication.
Mesures fermes annoncées (débat REF, 27/08) : TVA sur toute l'énergie de 20 % à 5,5 % — 12 Mds selon le RN, 16,8 Mds selon Bercy (électricité 4,5, gaz 2,3, carburants 10) — (cadre UE : taux réduit possible sur gaz et électricité, exclu sur les carburants — dir. 2006/112/CE) ; retraite : âge légal ramené à 62 ans, et 60 ans pour les carrières longues (début avant 20 ans, 40 annuités) — « 9 Mds en année pleine » selon la candidate, 34,7 Mds selon l'Institut Montaigne (chiffrage 2024 du même périmètre 62/60 ; fourchette 31,5–44,7 Mds, valeur centrale retenue), 26 Mds avancés par G. Attal au débat (non vérifié) ; suppression des cotisations retraite et chômage pour les salariés poursuivant leur activité au-delà de l'âge légal (incitation seniors, non intégrée faute de chiffrage net — le « zéro cotisation jusqu'à 3 SMIC » relevait du programme 2022). Une trajectoire financière 2027-2032 a été présentée par Marine Le Pen le 6 octobre 2026 : le RN annonce 140 Mds€ d'économies nettes en 2032 par rapport à 2026, chiffre qui remplace les 125 Mds annoncés le 27 août (15 Mds de plus, +12 %). Objectifs revendiqués par le RN, qui ne sont pas des résultats du moteur : déficit public sous 3 % du PIB en 2030, dette de 121 % du PIB en 2027 ramenée à 112 % en 2032, au moins 30 Mds de baisses d'impôts nettes. Le RN annonce aussi 15 à 20 Mds d'économies « à terme » sur les retraites, par des corrections non encore décrites : ce chiffre n'est pas le coût de la réforme 62/60 ci-dessus (9 Mds selon la candidate) et ne s'y substitue pas. Candid-IA n'a récupéré ni ventilation complète ni série annuelle permettant de reproduire cette trajectoire : c'est une trajectoire financière, pas un programme consolidé mesure par mesure ; les chiffres sont relevés sur la vidéo officielle (sous-titres automatiques) et recoupés par Public Sénat. Le contre-budget 2027 présenté le même jour par Jordan Bardella (72 Mds d'amélioration du solde public et 64 Mds de baisse nette des dépenses annoncés pour la seule année 2027, chiffres relevés sur la vidéo et non confirmés par un document) est un exercice distinct : il n'entre pas dans le moteur.
Maire de Cannes ; candidature officialisée le 31 mars 2026. Ligne libérale et décentralisatrice. Trajectoire annoncée par le candidat : −80 Mds€ de dépense publique « la première année », « au moins 200 milliards en trajectoire », dont 40 affectés au désendettement. Dépense publique ramenée vers 50 % du PIB en dix ans, règle d'or sur le fonctionnement. Il ne publie ni le détail mesure par mesure ni l'emploi des 160 Mds restants. Les relevés de sites de suivi citent 120 Mds de baisse des cotisations et 40 Mds de baisse des impôts de production (dont C3S et CVAE : 11,5 Mds), la suppression de l'aide médicale d'État (0,7 Md) et le non-remplacement des départs de la fonction publique. Cette affectation est reprise comme hypothèse de lecture, signalée fragile, tant que le candidat n'a pas publié son chiffrage ; elle sera remplacée par ses chiffres dès leur publication.
Programme officiel : « L'Avenir en commun » éd. 2025 (831 mesures) ; le chiffrage revendiqué reste celui de 2022 : 250 Mds€/an de dépenses nouvelles, 267 Mds€/an de recettes (actualisation annoncée pour la rentrée 2026). Contre-chiffrage Institut Montaigne 2022 : 332 Mds de dépenses, 113 Mds de recettes réelles. Les 267 Mds revendiqués se ventilent, selon le document LFI (version abrégée 2024, p. 28), en 163 Mds de fiscalité, 52 Mds de lutte contre la fraude et 52 Mds de « recettes liées aux emplois et à la consommation » — des retours macroéconomiques que le moteur calcule déjà lui-même. L'entrée moteur comparable est donc 215 Mds (267 − 52) ; la version déclarative à 267 est proposée à part, marquée non comparable. C'est le chiffrage 2022 qui est audité tant que l'édition 2025 n'est pas chiffrée. Fin août 2026 : proposition de geler ou d'annuler la part de dette détenue via la Banque de France/Eurosystème (~636 Mds, 18 % de la dette). Non intégrée aux verdicts : irréalisable unilatéralement en droit de l'Union (traités, BCE) et sans effet sur le déficit annuel — un scénario séparé sera publié dès qu'un mécanisme précis le sera.
Campagne relancée le 05/07/2026 (Adidas Arena). Chiffrage publié le 06/11/2025, le « deal » : −50 Mds€/an d'impôts de production contre −50 Mds€/an d'aides publiques. Défense portée vers 3 % du PIB ; objectif de déficit à 2 % en 2032. Depuis le 29/09/2026, la réforme des retraites : rétablir la réforme de 2023 (64 ans, 43 annuités), puis 65 ans et 45 annuités « en moins de dix ans ». Un Français sur trois pourrait partir entre 60 et 64 ans. Ses équipes attendent de cette réforme 30 Mds€ par an (10 pour le système de retraites, 20 pour les finances publiques), sans chiffrage institutionnel. Le plan d'économies global qui permettrait d'atteindre les 2 % n'est toujours pas publié. La capitalisation (10 à 15 % des pensions à quinze ans, plan d'épargne-retraite amorcé par l'État) n'est pas chiffrée. À Mayotte (21/08) : suspension du droit d'asile, du droit du sol et du regroupement familial sur l'archipel — mesures régaliennes sans chiffrage budgétaire : aucun levier.
Journaliste et essayiste, ancienne directrice de la rédaction de Marianne ; candidature annoncée le 14 octobre 2026 sur France Inter, sous le mot d'ordre « Nous sommes la France », pour « rassembler les orphelins de la politique ». Ligne souverainiste revendiquée, sans parti. Deux orientations économiques annoncées : réserver la commande publique à la production française et supprimer les aides aux entreprises non conditionnées à la production sur le sol français — aucun montant publié. Pas de chiffrage à ce jour : l'audit sera ajouté dès publication.
Plan de redressement présenté le 12/10/2026 : 197 Mds€ d'effort « sur cinq ans », répartis entre l'État (96), la protection sociale (91) et les collectivités (10). Côté État : 400 000 départs d'agents publics non remplacés d'ici 2032 (25 Mds), opérateurs (12,5), budgets « base zéro » (11,5), délégations au privé (5), formation professionnelle transférée aux régions (6), coupes ciblées (23), immigration (10, dont 4,5 soumis à révision constitutionnelle), fraude (5), associations (3). Côté protection sociale : retraites 42 Mds par un départ à 63 ans et un taux plein à 65 (décote de 12) ; assurance chômage et prestations 30 Mds, avec un plafond de 70 % du SMIC pour les aides non contributives ; arrêts maladie 4. Sur ce total, 51 à 56 Mds€ sont rendus en baisses d'impôts (30 pour les entreprises, 21 pour les ménages), « sans augmentation d'impôts ». Objectifs : excédent primaire en 2030, déficit sous 3 % en 2031, 2,2 % en 2032. Les mesures détaillées dans les comptes rendus totalisent 187 Mds : le solde de 10 est porté sans affectation. L'horizon oscille entre « cinq ans » et « d'ici 2032 » selon les comptes rendus ; le site le lit, comme pour toutes les cartes, en niveau annuel atteint en 2032. Ce plan remplace le plan d'urgence de 120 Mds de juillet et le « choc fiscal » de 40 Mds. Le plan IA de 25 Mds (Station F, 07/07) est conservé.
Au débat de la REF (27/08) : SMIC à 2 000 € bruts avec plan d'accompagnement des PME (impact budgétaire indirect, non chiffré par la candidate), rétablissement du fonds vert des collectivités — 2,5 Mds (LFI 2024) → ~1,15 Md (2025), nouvelle baisse en 2026, soit une division par 2 à 3 ; la candidate dit « divisé par 4 », jugé exagéré par le fact-check —, réforme du pacte Dutreil. Pas encore de programme chiffré consolidé — audit dès publication.
Éric Zemmour (Reconquête, candidature annoncée le 17/09/2026), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, candidature annoncée le 08/03/2025), Fabien Roussel (Parti communiste, candidat désigné par le PCF le 06/09/2026) et François Ruffin (Debout !, candidature annoncée le 26/01/2026) sont recensés par le comparateur de la Fondation iFRAP. Aucun n'a publié à ce jour de chiffrage consolidé : ils sont listés ici, sans carte chiffrée ni comparaison (liste mise à jour le 15 octobre 2026). Leur programme, comme celui de toute candidature nouvelle, sera ajouté dès que des chiffres publiés permettront une traduction loyale en leviers.
Trois leviers abstraits — une dépense pérenne, une recette dont l'assiette s'érode, une économie à montée lente — pour comprendre la mécanique de l'audit. Aucun candidat réel n'est visé.
Un audit qui n'épargnerait que son auteur ne vaudrait rien. Sous les hypothèses communes — sans notre pari de croissance par les réformes, sans nos économies de prévention —, notre propre programme s'audite comme les autres. Sa trajectoire « réaliste » (dette ≈ 130,1 % en 2037) suppose que les réformes livrent la croissance qu'elles promettent ; la simulation à hypothèses communes, elle, ne crédite ce pari à personne. Chiffre à l'appui : sous les hypothèses communes, notre programme donne dette 2037 ≈ 155,5 % — moins bien que le tendanciel (153,6 %), et il est le onzième des quatorze cartes. Nous l'affichons : sans la croissance que les réformes doivent livrer, notre programme ne vaut pas mieux qu'un autre. C'est précisément pour cela que tout se joue sur l'exécution — et que la calculette reste ouverte.
Vérifiez par vous-même : chargez notre programme sous les hypothèses exactes appliquées aux autres candidats.
Un programme est traduit en leviers chiffrés (montant, montée en charge, érosion éventuelle, conflictualité) à partir de ses documents publics. Le scénario « Neutre 2027 — audit des programmes » applique la macro tendancielle, active les leviers du seul programme audité, et désactive tout effet propre au programme du candid-IA. Les cibles affichées dans le simulateur sont alors les références européennes (déficit 3 %), pas nos engagements. « Neutre » veut dire : les mêmes hypothèses publiques pour tous les programmes, y compris le nôtre — pas un label d'indépendance. Les hypothèses sont choisies par l'auteur, publiées en clair et modifiables ; une revue extérieure pluraliste est recherchée.
Vous contestez un chiffrage, une érosion, un multiplicateur ? Tant mieux : c'est fait pour. Chargez le programme, changez les curseurs, et regardez ce que disent vos propres chiffres. Le moteur, les données et la méthode sont en accès libre — y compris le scénario d'audit lui-même (« neutre_2027 » dans les paramètres).
Cette page s'enrichira au fil de la campagne, à mesure que les candidats publieront leurs chiffres.